L’insuffisance de chainage est un facteur simplement aggravant des désordres causés par une sécheresse - THIREL SOLUTIONS - Avocat SOS Sécheresse

L’insuffisance de chainage est un facteur simplement aggravant des désordres causés par une sécheresse

CF Cour d’appel de Montpellier, 27 janvier 2009, 07/5903, la cour a jugé que « la période de sécheresse ayant motivé un arrêté de catastrophe naturelle pour les mouvements de terrains consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ne constitue pas un cas de force majeure exonératoire de la présomption de responsabilité du locateur d’ouvrage de l’article 1792 du code civil au regard de désordres de fissuration d’un immeuble, dès lors que l’expert judiciaire, avant de conclure que la cause déclenchante de ces désordres est la sécheresse dont les effets ont été aggravés par les défauts de construction, caractérise de manière certaine et non contestée ces derniers, à savoir une déficience du chaînage, des profondeurs d’assise des fondations inférieures aux profondeurs minimales préconisées par le DTU et très insuffisantes pour assurer la protection contre les phénomènes atmosphériques, notamment les précipitations ou la sécheresse, et un dallage coulé directement sur une couche de forme de qualité douteuse à matrice limono-argileuse abondante. »

Cette décision illustre la position constante selon laquelle la sécheresse peut être la cause déterminante du sinistre, même si des défauts de construction, tels que l’insuffisance de chaînage, en aggravent les effets. La garantie catastrophe naturelle demeure mobilisable dès lors que la sécheresse est la cause principale, les défauts constructifs n’étant pas exclusifs de la garantie mais pouvant être pris en compte dans l’évaluation des responsabilités.